21 nov. 2019

Les Nounours des Gobelins, un peu de douceur dans ce monde de brutes



L'autre jour, nous avions rendez-vous avec Catherine, la plus zen de nos amies. Une histoire d'amitié qui a démarré d'une façon pour le moins inhabituelle (des histoires comme on les aime, ah ces petits hasards de la vie !). Webmaster, prof de Qi Gong et de Tai Chi, fan de voyages intenses dans le grand Nord, elle  a bravé plus d'une tempête pour nous faire profiter de sa belle sagesse et de son inconditionnel enthousiasme. Elle nous a confié qu'elle s'apprêtait à vivre une nouvelle aventure pas banale : accueillir un Ours des Gobelins à la maison pour la semaine.

Hein  ???? 



Oui un ours, un grand ours d'1m40, 5 kilos, un beau bébé, mais attention, pas un machin sauvage à l'haleine probablement terrifiante et qui sèmerait la panique dans le voisinage. Tout le contraire. Elle nous raconte cette aventure pas banale. 

"Les Nounours sont arrivés aux Gobelins à l'automne 2018. Une amie m'avait envoyé un lien pour  info. Et bien sûr, en bonne voisine curieuse, quelques jours après, je suis allée voir de plus près : Philippe Labourel, l'homme derrière ce projet un peu fou, est libraire avenue des Gobelins, au numéro 25, juste au dessus du Canon des Gobelins, on  ne peut pas le rater (un Nounours géant trône dans sa vitrine, et généralement, ses cousins ne sont pas loin, grimpant le long du poteau du métro, entassés dans une voiture ou attablés en terrasse de l'un des bistrots alentours. On les a même vus accoudés aux fenêtres d'un hôtel)".



Un peu ours lui-même ? Idéaliste ? Poète ? Anarchiste ? Grand enfant ? Doux rêveur ? Ou un peu tout ça à la fois, qui est donc ce mystérieux Philippe que l'on adore déjà ? 

"Il raconte qu'il en avait assez de voir tout le monde faire la tête dans le quartier, et de ne connaître ni ses voisins ni les commerçants du coin après toutes ces années aux Gobelins. Il a voulu apporter de la tendresse, de la joie et  surtout créer du lien dans le quartier, et ça a marché !

Il a commencé par envoyer ses Nounours en pension chez les commerçants des Gobelins, puis chez des particuliers - uniquement les "Gobeliniens"- qui les emmènent un peu partout, à Paris, en Province, et parfois même à l'autre bout du monde, leurs aventures sont relayées avec pas mal d'humour sur la page FB des Nounours qui réunit presque 26000 personnes".


"Nos Nounours-stars des Gobelins commencent aussi depuis peu à rendre visite à des habitants d'autres arrondissements de Paris".


"Quelques grands événements ont marqué la vie des Nounours dans le quartier comme le mariage de deux d'entre eux (la salle des mariages de la mairie du 13ème était comble !) ou le grand goûter de départ en hibernation. Succès garanti dans le quartier !"



Combien sont-ils ? "Leur nombre réel est un mystère (tout comme leur lieu d'habitation) mais au mariage et au goûter, ils étaient largement plus de 200 ! On raconte que quelques "nouveaux" seraient arrivés récemment aux Gobelins..."

Mais ça hiberne, un ours, non ?
"Effectivement, ils ont hiberné quelques semaines l'hiver dernier entre février et avril... ils ont alors nettement diminué leurs activités, mais n'ont pas complètement disparu. Je ne sais pas s'ils doivent encore hiberner cette année ou si le changement climatique fera qu'ils resteront actifs toute l'année !"

"Mon nouvel ami m'a accompagnée pour donner mes cours de Qi Gong et de Tai Chi, on a fait du scooter, on s'est baladés en voiture, et son charme aidant, il a même conduit un bus. On est aussi allés au resto et il a eu droit a un bon massage !"






"Autant dire que pour peu qu'on ait gardé un peu de son âme d'enfant, on retombe instantanément en enfance, envahis par la douceur et la tendresse de ces grosses boules de poils. La mise en scène m'a demandé pas mal de créativité, c'était joyeux et stimulant, je me suis bien amusée. Et puis ça  fait son petit effet : quand on se promène  avec un ours en peluche de cette taille, on ne passe pas inaperçue : les enfants l'embrassent,  les adultes s'arrêtent, discutent, sourient, font parfois des selfies et des câlins. Bref, pas de doute, cela crée du lien et de la joie. Et c'était amusant de voir les adultes se laisser aller à montrer leur enfant intérieur !"
 

"Son départ a bien sûr laissé un vide, mine de rien c'est une sacrée présence pendant une semaine (et une sacrée occupation aussi !). Je l'ai ramené à la librairie. Depuis, je n'ai pas de nouvelles  mais  je suis abonnée à la page des Nounours, et je fais maintenant partie de cette grande famille ! Je suis admirative en tout cas car pour l'instant, Philippe Labourel continue à faire vivre cette histoire, avec deux acolytes de l'avenue Gobelins, dans un esprit totalement léger, bienveillant, gratuit, joyeux et tendre. Il a réussi son pari, créer du lien. Dans notre société parisienne actuelle, c'est remarquable".

Alors comment faire pour assumer vous aussi votre nounoursitude ? Comme Catherine, si vous habitez le 13e, le 14e ou le 5e, envoyez un message à Philippe sur la page Facebook de ses protégés (avec un programme détaillé de votre semaine, car il faudra inclure votre invité à vos activités et les relayer en image !) On ne connaît pas la suite de l'histoire, quoiqu'il en soit on vous le rappelle, c'est au 25 de l'avenue des Gobelins qu'il vous faudra aller chercher votre nouvel ami et rencontrer le mystérieux Philippe.

Merci Catherine pour ce tendre et amusant partage  ! 

Alors, envie de laisser vivre au grand jour votre Nounours Attitude
Vous savez ce qu'il vous reste à faire.

(Photos : Catherine V.D., Respamani, FB des nounours, Sortir à Paris.com, Le Figaro)

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