31 mai 2017

Un peu de lecture ?



Oui, il est un peu tôt pour penser aux lectures de vacances. Néanmoins, histoire de s'entraîner, voici trois recommandations : un poche, un grand format et une BD. Ça devrait vous occuper avant la quille, qui arrive !



Honneur aux poches. Les premières impressions est un thriller psychologique qui pourrait bien vous hanter longtemps...
Grace vit à New York avec son mari et son fils de 12 ans. Psychothérapeute, elle vient en aide aux couples qui traversent une crise ou souhaitent divorcer. Grace, qui a tout pour être heureuse, s'apprête à publier un essai destiné aux femmes : comment éviter de se tromper au moment de choisir l'élu de son cœur, et apprendre à se fier davantage à son intuition... Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si la psy n'avait pas elle-même commis une erreur de jugement fatale.
Dans le même esprit que Les apparences et de La fille du train, Les premières impression dynamite le couple et la famille modèle. Bien fichu, surtout dans sa première partie consacrée à l'aristocratie new-yorkaise, ce roman ne vous empêchera peut-être pas de dormir, mais il vous donnera un peu de matière grise à moudre et surtout, il a le mérite de se lire très facilement et d'occuper (car c'est un pavé) un bon moment... Idéal pour la plage.
Sinon, sachez que notre chouchou de 2016, Tout n'est pas perdu de Wendy Walker, vient de paraître en poche. Allez-y, vous ne serez pas déçus.
- Les premières impressions de Jean Hanff Korelitz, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Zylberait, J'ai lu, 640 p., 8 €. Parution le 14 juin
- Tout n'est pas perdu de Wendy Walker, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Fabrice Pointeau, Pocket, 408 p., 7,80 €



C'est plus ou moins dans les mêmes cercles du New York très chic des Premières impressions que gravitent Corrine et Russell Calloway, les héros du nouveau roman de Jay McInerney déjà croisés dans les formidables 30 ans et des poussières et La belle vie. Ce couple new-yorkais, outrageusement bobo refuse de quitter Manhattan, écoute les Talking Heads, aime le bon vin français, mais évolue en marge de l'aristocratie new-yorkaise. En marge, car pas assez riche pour en faire partie, mais suffisamment cultivé, beau et intéressant pour être convié aux pince-fesses mondains de la côte est. Ici encore, ce portrait d'un couple dans la tempête, gagné par l'usure et en même temps frappé par la crise (des subprimes) pourrait agacer, mais McInerney se montre tellement brillant qu'on oublie tous ses a priori et que l'on plonge ce magnifique roman sans réserve. Plein de mélancolie, mais aussi d'amour, McInerney - souvent comparé à Francis Scott Fitzgerald et James Salter - est l'un des meilleurs, sinon le meilleur, peintre du couple. Et de New York. Et de notre époque...

Les jours enfuis de Jay McInerney, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville, Editions de L'Olivier, 496 p., 22,50 €.



Enfin, les gourmands doivent absolument se procurer cette excellente BD concoctée par quatre mains : celles du dessinateur Guillaume Long et de la cuisinière Sonia Ezgulian. On y trouve toutes sortes de recettes très appétissantes (des beignets de sauge qui ont l'air à tomber, une recette de gnocchis, tiens tiens...), des portraits truculents, des scènes très cocasses, et en filigrane, un vrai plaisir de transmission. Et en plus, on se marre vraiment ! Cadeau idéal pour la fête des pères ? On vote pour !

A boire et à manger avec Sonia Ezgulian, de Guillaume Long, éditions Gallimard BD, 112 pages, 22,50 €

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