11 avr. 2018

Première édition du salon du survivalisme - on y était !


Le tout premier salon du survivalisme a eu lieu du 23 au 25 mars à Paris (Paris Event Center à la Villette). On y était !

Jusque là, le survivalisme nous évoquait un courant américain, mené par une bande de frappés à tendance paranoïaque, pas bien sexys, souvent proches de l'extrême droite, armés jusqu'aux dents, convaincus de pouvoir survivre pendant plusieurs mois avec des tonnes de conserves stockées dans leur bunker au fond du jardin, bien convaincus que si une catastrophe planétaire survenait, ils seraient les derniers, les élus, pour assurer la survie de l'espèce envers et contre tous. Autant vous dire que ces survivalistes-là n'étaient pas nos amis (d'autant plus qu'il a été prouvé que les survivalistes de base sont de très gros consommateurs sous prétexte que la fin du monde pourrait les anéantir...).

Mais les curseurs ont bien bougé puisque la tendance née dans les années 60 a considérablement évolué et rassemble désormais de nombreux individus à la recherche d'un mode de vie en meilleure harmonie avec la nature (qui n'est plus considérée uniquement comme un milieu hostile), rejetant la société de consommation et ses dérives. Ils explorent de nouvelles alternatives pour parvenir à vivre en autonomie (pas forcément après l'apocalypse mais bel et bien au quotidien), apprendre à vivre en milieu naturel (si vous avez vu Into the Wild, vous aurez compris que cela ne s'improvise pas), savoir secourir en cas de pépin ; c'est surtout le dossier développement durable / éco responsable qui nous a mis la puce à l'oreille et donné envie d'aller faire un tour du côté de ce salon inédit initié par 3 potes élèves d'école de commerce.

L'un d'entre eux raconte :
 «On voulait dédiaboliser ce monde-là. Aux Etats-Unis, c’est anxiogène, catastrophiste, en France et en Europe, on est plus axé sur du long terme: le changement climatique, le gaspillage, comment gérer la transition économique, etc.».  


Bien sûr, parmi ces 200 exposants, on a trouvé quelques professionnels de la panic room, du gilet pare-balle (c'est très lourd un gilet pare-balle, le saviez vous ?), des couteaux à profusion, de la nourriture lyophilisée et quelques anciens militaires soucieux de transmettre leurs techniques de combat et de survie lors de stages promettant de bien belles soirées au coin du feu (les loups de guerre). On nous y a aussi proposé de lancer des haches ainsi qu'un taser de sac à main au design girly.


Mais ce salon rassemblait aussi - et surtout - des amoureux de la nature, fans de randonnées plus star-upers que baba cools, une poignée de Géo Trouvetou avec pas mal de suite dans les idées, mais aussi des professionnels et des amateurs soucieux de se réapproprier des savoirs-faire vieux comme le monde. "Savoir faire plus avec moins" annonçait le premier stand. On vote pour.


Du système d'aquaponie d'intérieur de salon (Aquaponiebxl) :


à la permaculture, en passant par l'agriculture urbaine (Néobab), les hydroliennes et éolinennes do it yourself, des dernières innovations en matière de gestion de l'eau et d'énergie solaire, ce salon a aussi pensé à proposer des solutions de maison autonome (Aezeo, modules photovoltaïques Watt u need), ainsi que des véhicules assez dingues pour  une vie sauvage high tech et autonome. 

Sans grande surprise, on y retrouve aussi de nombreux stages de survie et d'articles pour baroudeurs de l'extrême.

Nos préférés :

Solar Brother et sa gamme d'inventions pour cuisiner, recharger, allumer un feu grâce aux rayons du  soleil :



Les bébêtes grillées aromarisées de Jimini's et de ïhou, insectes à croquer  (oui c'est bon !) :



Et aussi les stages de connaissance des plantes sauvages, comestibles ou médicinales (l'école autonome), ainsi que le séjour into the wild proposé par Terres infinies dans la jungle thaïlandaise (on s'y verrait bien) : 


Et puis quoi ? On est repartis avec une pierre à feu - Light my fire of Sweden (également en vente chez Nature & découvertes) "pour allumer un feu par tous les temps et à n'importe quelle altitude" (sait-on jamais), et on a appris à tirer à l'arc (avec nous le gibier peut continuer à gambader en toute tranquillité, on ne lui fera pas de mal).

Décrié car jugé peu regardant sur certains partenaires associés pas toujours bien recommandables, ce salon nous a permis de rencontrer pas mal de passionnés fort sympathiques. 

Envie d'aller plus loin ? Faites-vous plaisir, allez voir Naked & Afraid sur Discovery (nus 21 jours en pleine nature, avec un couteau, une gourde et une pierre à feu, vous vous y verriez ?).

Vous sentirez-vous d'humeur aujourd'hui à réveiller le survivaliste qui sommeille en vous ? 



(Photos : Christophe Maout pour Libération, Salon du survivalisme, Sunday Morning)

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