30 oct. 2014

Ganga Style à Bénarès - Part 1

Et si on partait fissa faire une petite balade en Inde au bord du Gange ? Dépaysement assuré, Florence vous a donné un avant goût hier. En route, fidèles du  SUNDAY MORNING, on part en à Varanasi (encore appelée Bénarès), la cité de Shiva (le père du petit Ganesh à tête d'éléphant dont on vous parlait ici). C'est lui qui tiendrait la source du Gange dans ses cheveux, elle même sortie de l'orteil de Vishnou, toute une histoire...

S'il y a bien des villes sacrées dans le monde, celle ci est un incontournable pour les Hindouistes, point de rencontre entre le monde physique et spirituel (le Gange purifie le corps des vivants et libère l'âme des morts). Se baigner dans le Gange laverait de tous les péchés (bien plus rapide qu'une confession suivie de 2 Notre Père et de 3 Je vous salue Marie ; cela dit il faut aimer l'eau et une certaine promiscuité...). Venir y mourir constituerait un précieux sésame chez les hindouistes pour en finir avec le cycle des réincarnations ("Samsara") et enfin atteindre le "Moksha", sorte de délivrance, d'état divin (à rapprocher du Paradis des Cathos, ou du Nirvana des Bouddhistes ?)

Sitôt arrivés en gare de Bénarès, on a envie de fuir tellement ça grouille, et tellement on nous sollicite sitôt débarqués du train de nuit.
La ville est dense et bruyante, sans grand intérêt, mais la vieille ville (le Chowk), le cœur sacré de Bénarès offre un spectacle de tous les instants, l'aventure est à chaque coin de ruelle, infini dédale, on s'y perd forcément et c'est là tout l'intérêt. L'endroit semble être resté figé dans le temps et chaque jour que Shiva fait, Bénarès continue à vivre au rythme d'immuables rituels, l'atmosphère reste chargée par la puissance de la religion et la ferveur de plus de 3 millions de pèlerins qui y viennent chaque année, sans compter les vieillards qui y attendent la mort et les familles qui se rassemblent autour des défunts pour les crémations qui ont lieu jour et nuit.


Les vaches bloquent parfois le passage et ne vous avisez surtout pas de visiter la ville en tongs vous le regretteriez amèrement (cela dit si on part du principe que du pied gauche ça porte bonheur, et que la vache est sacrée, c'est tout bon).
 

Gare aux singes de Bénarès ils ne sont pas toujours très sympas souvent chapardeurs, parfois aussi agressifs (règle numéro 1 - que nous ignorions, oups - ne JAMAIS regarder un singe dans les yeux ça ne lui plaît pas du tout, votre dévouée peu rencardée sur la culture singe a eu la frousse de sa vie).

Après ces scènes de vie animales, préparez vous à croiser d'autres drôles de zèbres : les Sadhus. Ce sont des mendiants religieux au look excentrique et aux postures parfois acrobatiques. Leur corps peut être recouvert de cendres, ils sont parfois même nus, symbole de renoncement absolu. Côté tignasse, c'est aussi très olé olé olé.  Messieurs, n'hésitez pas à leur piquer quelques idées pour l'été prochain, un petit look sympa pour vraiment trois fois rien (bien que l'orange  n'aille pas à tout le monde, les hommes au regard de braise ne semblent pourtant pas s'en lasser). Sacrée brochette, et ce n'est qu'une petite sélection, on les
adore !
 
  


Vous croiserez aussi de nombreux temples vénérant  Shiva & Family, les indiens n'ayant jamais froid aux yeux à l'heure de mettre le paquet côté couleurs.

 

Il règne donc une activité folle  dans le Chowk, visez un peu ces quelques scènes de rue que l'on affectionne particulièrement :

 




C'est dans ce quartier que nous vous conseillons de trouver une guest house avec vue sur le Gange ; elles sont nombreuses, leurs terrasses sont accueillantes, la cuisine plutôt bonne (souvent végétarienne, ne vous attendez pas non plus à trouver de l'alcool c'est une ville sainte, une Kingfisher pourra à la rigueur vous être servie en douce dans une théière). On a particulièrement aimé celle ci, Ganpati Guest House du côté du Meer Ghat.
                      

Pensez à ramener de la soie (après une intense session  de marchandage, sport national en Inde) car Bénarès est aussi appelée la capitale de la soie - la visite d'une silk factory s'impose donc, vous ne le regretterez pas. Les fiancées viennent souvent y acheter leur sari pour le grand jour, on en achète aussi à la naissance d'un nouvel enfant ou pour envelopper le corps des défunts, il y en a donc pour tous les goûts.

Cherchez ensuite les Ghats, ces marches qui descendent au fleuve depuis les nombreux palais de maharajas tombés en décrépitude.


Arrivés à bon port, nous vous emmènerons plus tard sur les rives du Gange pour partager une multitude de scènes de vie organisées au bord de l'eau.

Vous croiserez : des barques, des chèvres, des vaches, des saddhus qui glandouillent, méditent, fument ou font leur yoga, des enfants qui jouent au cricket (vestige des Anglais passés par là), des baigneurs venus se purifier, se laver, faire leur lessive (on y trouve aussi la caste des laveurs, les Dhobi Wallats, en pleine action), des buffles, des raseurs, des vendeurs ambulants de tous poils, des faux guides, des cohortes d'enfants des rues venus mendier, des diseurs de bonne aventure, quelques carcassent qui flottent, et des rituels, encore des rituels...

That's all for now Folks, Namaskar à demain !
(Photos : SUNDAY MORNING)



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