26 sept. 2016

La série du lundi - Stranger things (Spielberg, en mieux !)


Aujourd'hui on parle séries ! (y'avait longtemps, on ne vous le fait pas dire). Une fois n'est pas coutume,  on passe les manettes à une autre sérivore convaincue, Sandra, que vous aurez déjà rencontrée  ici et sur Sunday Morning, elle est donc un peu chez elle ! Son dernier coup de cœur : Stranger things.

"Du surnaturel, des acteurs de 12 ans, et une bonne dose de revival eighties, c'est le cocktail improbable de la meilleure série fantastique de l'année.

1982, Hawkins, ennuyeuse bourgade de l'Amérique profonde. En cette période pré-internet, les gosses de 12 ans ne jouent pas encore en réseau sur Halo. Entre deux séances interminables de jeux de rôles peuplés de créatures maléfiques, il font du vélo, gazent en physique et chimie, sont victimes des brutes du lycée, et vivent encore dans un monde parallèle et hermétique à celui des adultes : l'enfance. Mais la disparition d'un des leur va les pousser à mener l'enquête et rencontrer de véritables monstres.


Oeuvre collégiale des Ruffer Brothers, deux frères jumeaux ouvertement nerdy, Stranger Things rend d'ostensibles hommages à Steven Spielberg dans sa période ET. Mais le tour de force de la série n'est pas le revivalisme, ni l'incroyable perfection de la photo, du décor ou son insupportable suspense. C'est l'équilibre parfait du scénario, de la réalisation et surtout un impeccable casting, qui révèle des talents immenses. Tout d'abord celui de Millie Bobby Brown, actrice britannique de 12 ans qui campe Eleven, une enfant rat de laboratoire traumatisée. Déjà un phénomène médiatique, (1,1millions d'abonnés sur Instagram, et le buzz aux Emmys) elle est brillamment accompagnée de Finn Wolfhard, (Mike) le meneur infatigable, Caleb McLaughlin (Lucas) le sceptique et Gaten Matarazzo, (Dustin) le petit gros aux multiples problèmes de croissance. Malgré la présence de Winona Ryder, mère célibataire vieillissante consumée par la culpabilité et la fatigue, ce sont eux les véritables stars de la série. 


Outre le déploiement  de ces talents précoces, Stranger Things réserve son lot de plaisirs vintage : écouter Clash comme si ça venait de sortir sur une cassette à bande, revisiter les thèmes éternels de l'adolescence boutonneuse (les bullies, le beau gosse du collège, la première de la classe et sa bonne copine sainte nitouche qui a des problèmes de poids) le tout saupoudré de références visuelles comme les chemises de bibliothécaire en tergal ou les permanentes brushées "tout d'un côté". Les garçons, eux, apprécieront sans doute davantage la belle collec' de sneakers 80's, les vélos BMX, et les pulls cols V à camaieu de marrons. Un must, on vous dit !"



Sandra vous aura t-elle convaincus ? Pour notre part, on  n'en est est qu'au deuxième épisode, mais pas bien loin d'être accros tant Stranger Things nous tient déjà en haleine.
Retrouvez les kids de Stranger Things chez Yann Barthes ici.

Et sur le même sujet vient de paraître Le cri de Nicolas Beuglet, un thriller noir bien ficelé, paru aux Editions X.O., 19,90 €
 
Bon lundi à tous, et gare aux monstres ! 

(Photos : Netflix news)

PS : une autre série qu'on aime : The Bridge.

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