25 sept. 2018

Let's go to Séville



On vous parlait récemment de notre petit périple espagnol au plus chaud de l'été ; c'est l'occasion de remettre au goût du jour ce post pour vous faire partager avec enthousiasme nos adresses sévillanes. Car si vous avez envie d'ailleurs, de couleurs, de saveurs (avec du gras et de l'huile d'olive, claro), de chaleur et de bonne humeur, on ne se lasse toujours pas de vous proposer une escapade à Séville.  Pour nous c'était la 5ème fois, on commence donc à avoir nos repères dans cette ville qu'on affectionne tout particulièrement. 


Les low costs ne manquent pas, et tenez vous bien, juillet-août correspond à la basse saison, folie du thermomètre oblige  : les prix baissent, la ville se vide de ses habitants et de ses touristes, se laisse découvrir entre torpeur des chaudes journées et longues soirées quand la fraîcheur revient....un peu.



On ne se sent pas tout à fait au XXIème siècle quand on se balade à Séville, entre autochtones pomponnés, orangers, ruelles médiévales de l'ancien quartier juif (la juderia), patios rafraîchissants des belles demeures sévillanes, ou majesté des palais arabo-andalous (l'influence arabe est omniprésente et fait de Séville une ville assez unique en son genre : mariage réussi entre art arabo-andalou, gothique, renaissance, baroque et néoclassique). Sans parler des églises à tous les coins de rues (rue Santo ceci ou Santa cela).





Les sites touristiques sont regroupés dans le coeur historique de Séville. Les incontournables :  notre palais préféré, la casa de Pilatos (on a aussi entendu parler de la casa Salinas, mais ce sera pour une prochaine visite), la Cathédrale bien sûr (allez saluer Christophe Colomb qui y gît paisiblement), l'Alcazar, la Giralda - le minaret de la grande mosquée et les luxuriants jardins attenants.







Un peu excentrée également mais qui vaut le détour histoire d'aller rendre visite à la Sainte Patronne de la ville et ses larmes de diamants, la basilique de la Macarena


Baladez vous aussi sur les rives du  Guadalquivir et poussez jusqu'au quartier populaire de  Triana sur l'autre rive. Ne vous fatiguez pas à y chercher l'âme gitane vantée dans tous les guides touristiques : vous ne la trouverez pas (à par peut être dans un ou deux bars qui ouvrent de façon aléatoire à des heures un peu folles). Puis quand on passe le pont depuis Triana en revenant vers le centre historique, pas loin de la Torre del Oro, arrêtez vous au  marché Lonja del Barranco, vastes et lumineuses halles sur les bords du Guadalquivir, rénovées depuis quelques années à l'initiative d'un torero gourmet ; elles accueillent désormais de nombreux étals pour une dégustation sur place. Pas donné mais fort sympathique et savoureux (ouvert jusqu'à minuit tous les soirs et un peu plus tard le week end).




Mais Séville se découvre aussi en se perdant dans les ruelles colorées avec la sensation d'être déjà passés par là...plusieurs fois mais qu'importe.







avec cette odeur de crottin omniprésente en raison des calèches qui sillonnent la ville pour promener les touristes. 


Vous assisterez sûrement à l'un de ces grands mariages, tous les week-ends aux beaux jours, ça vaut le coup d'oeil, la belle andalouse et sa mantille, ça fait son petit effet.


Séville c'est aussi une certaine douceur de vivre, des bars  tapas et des terrasses accueillantes à peu près partout. 





Quelques adresses qu'on aime bien et qu'on a pris le temps de tester à plusieurs reprises :

dans le quartier de Santa Cruz (quartier historique) ça s'agite à l'heure de l'apéro - Patio San Eloy (calle San Eloy, 9) Bodega Santa Cruz (calle Rodrigo caro, 1) et calle Mateos, foultitude de petits bars ; cherchez aussi le fameux bar Hijos de Morales / casa Morales (plus ancienne bodega de la ville) – calle Garcia de Vinuesa, 11 et prenez votre temps aux alentours  la Plaza El Salvador et San Pedro (idem). On appelle ça ir de tapeos : un verre et quelques tapas ici et puis là même chose un peu plus loin, jusqu'à plus soif et plus faim (végétariens ne tournez pas de l'oeil, on vous recommande les épinards à la sévillane, à base de cumin et de pois chiches, et bien sûr le gazpacho, les autres tentez donc  la queue de taureau en râgout).

Séville c'est aussi l'antre du flamenco. Ne tombez pas dans les pièges des tablaos,spectacles pour touristes mais allez plutôt à la Carboneria, calle Levies n°18, dans le quartier historique. C'est immense (hélàs plusieurs espaces ont été condamnés depuis la dernière visite), c'est gratuit, la programmation n'est plus aussi spontanée et les portes ferment plus tôt, on continue à adorer quand même. 


Pour dormir, on vous recommande La Casa Imperial, un ancien palais andalou du XVIème, aux charmants jardinets agrémentés de fontaines, aux galeries arabisantes ombragées. (Grâce à des sites comme booking.com, vous vous en sortirez très bien). A 10 mn du coeur historique, pas facile à trouver mais vraiment agréable.


Cette année on a testé le One Shot Palacio, encore un palais du XVIIIème revisité avec une touche design : des lits douillets et surtout une piscine sur le toit (idem, traquez l'offre internet, elle existe), à deux pas du Corte Inglès.




Un peu de shopping ? Allez vers la calle Serpies où vous trouverez toutes les enseignes à moindre prix. Et si le temps vous le permet, allez vous détendre aux magnifiques bains maures Aire,  calle aire 15 (dans le quartier historique), il faut réserver, on ne vous en dit pas plus, quelle expérience.



On sait pas vous, mais nous on retournera avec grand plaisir à Séville (tenterons nous de vivre la folie de la Semana Santa et de la Feria de Abril ?)


(Photos : Sunday Morning & Chloé Gunning pour lonja del barranco)


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