23 juin 2015

Anish Kapoor à Versailles


Aujourd'hui, direction Versailles les amis ! Le prétexte étant d'aller voir l'expo du moment : le britannique Anish Kapoor né à Bombay, valeur montante de l'art contemporain, expose dans les fameux jardins du Palais.

Anish Kapoor aime les volumes imposants, jouer avec les éléments, mettre en scène le visible et l'invisible car "l'oeuvre n'existe pas seule mais par celui qui la voit".

C'est avec une installation ludique de miroirs déformants que démarre la visite en cette journée ensoleillée. La perspective est magnifique (le palais n'a rien perdu de sa superbe) et les touristes de tous poils, mi amusés mi intrigués, se prêtent au jeu avec bonhomie, ce qui nous rassure, l'enfant qui sommeille en nous tous n'est pas complètement mort même si on paye des impôts et s'interroge sur ce qu'on mangera ce soir, on est aussi capables de faire les pitres devants des miroirs déformants !




Ensuite on tombe sur ce drôle de radar géant, un nouveau jeu de miroir qui sublime le ciel. Les jours de grisaille, bonjour déprime. A moins que ce soit un attrape extra terrestres.


Vient ensuite ce Dirty Corner qui a fait scandale car on l'a comparé au vagin de la reine (plutôt rouillé l'organe en question...) Ce n'est autre qu'un colossal tunnel d'acier entouré de blocs de pierre (jusqu'à 25 tonnes, ça rigole pas), assez moche en soi. Cette installation vient d'être vandalisée pour atteinte à la pudeur, so shocking. En 2014 le sex toy géant de Paul Mac Carthy installé  place Vendôme avait connu un sort similaire et l'artiste avait été gifflé en pleine rue par un inconnu outré. Où va se loger l'indignation de certains...


Une expérience sensorielle amusante qui rappelle l'expo Monumenta du Grand Palais en 2011, avec ce cube percé qui inivite à cheminer au milieu de ses boyaux écarlates.



Le Vortex, bassin d'eau tourbillonant amenant ses flots vers d'insondables profondeurs, accompagné par un grondement et un mini tremblement de terre - spectaculaire et un peu flippant.


Au delà des facéties d'Anish Kapoor, c'est surtout l'occasion de déambuler au milieu des somptueux jardins de Lenôtre (si ces bosquets pouvaient parler...) et de prendre conscience de l'ampleur du faste de l'époque (la cascade du bosquet de la salle de bal est par exemple, est incrustée de coquillages que le Roi avait demandé à la Marine Royale de lui rapporter de l'Océan indien et de la Mer Rouge). Canaux, allées, fontaines, jets d'eau, nymphettes, stars de la mythologie, on s'emmerdait pas à l'époque, la magie est restée intacte bien qu'on connaisse la funeste suite de l'histoire. Et pour les plus fatigués, prenez la voiture.





On tombe aussi sur quelques scènes toutes Martinparesques comme on les aime :






N'oubliez donc pas d'aller vous balader à la moindre occasion. Que votre journée soit royale à demain les amis ! 

(Photos : SUNDAY MORNING)

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