12 oct. 2015

Collect moments, not things


Cette petite phrase, ou son équivalent, vu sur le compte Instagram de Béa Johnson, m'a frappée par sa justesse (ricaneurs, quittez cette page sur-le-champ !) et rappelé deux épisodes.

Dans son livre, Guillemette Faure cite un couple d'amis qui ont décidé de faire le vide dans leur appart pour ne conserver que les jouets avec lesquels les enfants jouent. N'ayant pas de place ou de cave, je ne les comprends que trop, je trie constamment et donne abondamment… Leurs enfants un peu plus grands, ils sont passés aux cadeaux dématérialisés. Pas d'objets pour les anniversaires, mais une expérience. De mémoire, ils avaient par exemple demandé à un copain maraîcher de laisser leur fiston tenir la boutique avec lui une matinée. Parents indignes ? Pas du tout, leur garçon était vraiment ravi !

L'autre épisode, c'était en discutant avec des amies à la fin de l'été. Nous nous étions demandé ce que nous ferions avec plus d'argent. Personne n'a mentionné un sac ou une paire de bottes hors de prix, mais des voyages. Qu'y a-t-il de mieux, franchement, que de pouvoir voyager ? Se frotter à l'inconnu, regoûter au plaisir des premières fois et rentrer heureux chez soi, empli d'images et de sensations nouvelles.
A défaut de prendre le large, on s'offrira de petits frissons au quotidien : goûter pour la première fois un plat exotique, aller camper, faire du vélo sans les mains, prendre un cours de cuisine, de kayak, aller à l'opéra… qu'importe. Collectionner des expériences seul, en famille, entre amis.

Ça nous permettra peut-être de surmonter les mois de novembre et janvier, et d'attaquer les cadeaux de Noël (on y reviendra) sereinement… ou presque.

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